Encore un bon film pour Valérie Donzelli, et encore de bons de choix de rôles pour Virginie Efira et Melvil Poupaud.
Bon déjà, le profil psychologique du mec est parfaitement crédible, assez subtil et plutôt fin. Tout ce qui déconne chez lui est amené finement, pas besoin de gros sabots, et de la même façon la fille ne tombe pas d'un coup sous son joug, elle n'est pas la victime-type qui ne sait qu'être victime. C'est fin, c'est bien.
J'ai apprécié aussi l'utilisation de la musique, qu'elle soit diégétique ou extra-diégétique elle ne fait pas qu'illustration, et vient donner une vraie couleur à ce qu'on nous montre. J'ai vraiment eu le sentiment qu'elle venait constituer de vrais petits épisodes au sein du film, et pas juste être un peu jubilatoire ou divertissante.
Bien sûr c'est très bien joué. Le scénario est bien ficelé, fin comme je le disais mais aussi efficace, la tension monte comme il faut.
Puis quelques jolies idées visuelles. Ca se joue à des petits détails comme les papier peints des deux principales maisons que l'on voit, des papiers peints surchargés qui ont un côté baroque un peu décalé. Et puis certaines scènes aussi, comme celle du premier baiser adultère, la caméra tourne autour des deux enlacés et l'on passe de la nuit au jour, puis à nouveau du jour à la nuit, tout ça en extérieur. Joli