Yakuza un jour, yakuza toujours
Dans l'ensemble, tout est cousu de fil blanc : échappe-t on définitivement au milieu lorsqu'on se "range" ? Vu le ton dramatique du film, on pressent la réponse. La réalisation est cheap. On se croirait dans un truc bâtard entre un vieux polar avec Delon et un épisode de Derrick. Une bande son insignifiante. Alors ça ne paraît pas trop sexy vu sous cet angle, mais le dépaysement nippon opère bien en revanche, avec ses décors urbains de seconde zone, ses scènes d'intérieurs dans des appartements confinés. C'est pas grand chose mais ça permet de tenir jusqu'au bout du film grâce aussi à quelques fusillades façon Le syndicat du Crime de Woo : imperméable, clopes et chargeur desert eagle. A survoler pour les aficionados de tragédies de gangsters du Japon.