Ouais bah, gros gros gros morceau que ce Das Boot director's cut.
Immersion caumardesque dans les fin fonds de la cale humide du Unterseeboot 96.
Punaise que ça a l'air petit. Un putain de couloir !
Pendant 3h30, on ne quitte pas quasiment pas la carcasse étriquée du sous-marin errant sans véritable but dans l'Atlantique Nord. On y vit avec les protagonistes, comme enfermés avec eux. Collés au plus près.
Du gros plan. Du métal qui grince dans tous les sens. Des tempêtes. Des litres de flotte. De la bouffe stockée partout. Des barbes qui poussent. Des fringues très puent. Des chiottes sales. Punaise, l'angoisse de vivre là-dedans, ne serait-ce que quelques jours.
Et puis les toutes petits couchettes, l'absence totale d'intimité, les plongées silencieuses, les visages suintant, la vétusté du matos, les attaques de destroyers, la pression de l'eau, la peur partout...
3h30 de claustrophobie et de tension permanente, on en ressort suffocant, hagard, désorienté.
Comme l’équipage, en fait.
Petersen à son meilleur : une plongée étouffante et magistrale. L’horreur de la guerre en grand, vue et vécue depuis les entrailles d’un petit sous-marin lance-missiles.
Ce bruit des boulons qui claquent… L’angoisse absolue ! Vive le cinéma !