Le film commence sur Dupontel qui marche sur un chemin de campagne.
Il est vénère.
La musique aussi montre qu'il est vénère.
De son côté Dujardin picole chez lui.
Dupontel marche, toujours aussi vénère.

Bon là on se dit les rôles sont placés en gros : Dupontel à la gueule du méchant (et c'est effectivement le méchant) et Dujardin est le gars qui a raté sa vie mais dont on découvrira un bon fond (on remarque que le réal' s'est bien appuyé sur le capital sympathie de Dujardin sans prendre trop de risques).

Bon et cette fameuse scène elle en est où ?
Ah ! il arrive, les deux protagonistes se rencontrent.
- je suis votre Cancer.
- Ah bon.
- oui.
- d'accord.

voilà qui résume le ton du film, et le niveau de ses dialogues.
Bon je cracherai pas sur la bande-originale du film, mais c'est le genre de film qu'on doit vachement mieux apprécier quand on est sourd.

Puis un moment on se dit : "Putain c'est bizarre mais c'est quand même tous des bons acteurs, pourquoi est-ce qu'ils jouent tous aussi faux ?"
Comme on se fait chier en regardant le film on s'occupe en essayant de trouver une réponse.

Soudain,
le déclic !
C'est un jeu de théâtre !
c'est des dialogues plats comme une mauvaise pièce contemporaine, et c'est des intonations exagérées pour que le public qui se trouve à une vingt/trentaine de mètres saisisse les expressions des acteurs !
mais...
mais alors pourquoi faire un film comme ça ? avec pleins de plans rapprochés ?
c'est un supplice.
un vrai.

Bon d'accord, certaines scènes assument cet "effet de style" en montrant des flashbacks... mais ça fait un peu facilité de scénario pour rendre le film moins chiant (en gardant le dynamisme d'une huitre d'eau douce dans le coma).

A la première minute on est "surpris" par le ton de l'histoire.
Après 30 minutes on s'amuse à dire à l'avance chaque dialogue.
Après 60 minutes on s'arrache les cheveux devant des gouffres scénaristiques et des incohérences ulcérantes !

On notera une tentative assez courageuse de jouer sur le syndrôme de stockolm (même si on peut trouver plus original).
mais finalement avortée à la fin de la première demi-heure.

La fin ?
Elle est acquise depuis qu'on sait que Alvaro peut voir Dupontel.
Les traits des personnages ?
On nage en plein stéréotypes.
Les questions existentielles sur le sens de la vie, l'univers et le reste ?
Vivre égoïstement c'est mal.
Le cancer vient de l'enfer (authentique).


SU - PER !
PierreJano
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le 24 avr. 2011

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PierreJano

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