1971 , Bruce Lee propose un synopsis pour une série intitulée " The Warrior" racontant l'histoire d'un artiste martiale (donc Lee) dans le Far-West . La suite , on l'a connait : le studio rejettera l'idée en lui disant que le monde n'est pas prêt pour un acteur asiatique en tête d'affiche . Ce même studio décide de la plagier et de nommer cette série "Kung-Fu" choisissant comme acteur vedette David Carradine qui n'a pas le moindre antécédent asiatique tout comme son expérience aux arts martiaux qui ressemble plus à des mimes à la Lindsay Kemp . Bâtissant sa carrière sur cette série d'arts martiaux des années 70 , Carradine veut rendre hommage à celui qu'il a floué . Et comment ? En rachetant un scénario de 1968 du scénariste américain Stirling Silliphant et Stanley Mann qu'ils coécrivent avec Lee ainsi qu'avec le comédien James Coburn dont le titre porte le nom de "La Flûte Silencieuse" . Bref , pour moi , ce " sentiment émotionnelle " investi par l’esprit de Lee venant de Carradine , ben j'appelle ça un double enculage ! Oui , mais la ça change , puis que Carradine lui fait une Tony Montana face à Sosa de ... son mort . Et là , c'est pas pareil (oui , mais quand même , de son mort , ça reste une "ne m'encule pas Tony ! Conseil d'ami ." ) . Et là encore , comme pour l'affaire "Kung-Fu" , le scénario fut réécrit , le titre modifiée , David Carradine resalope une fois de plus , euh , reprit les rôles initialement prévus par Bruce Lee ou celui-ci devait jouer cinq rôles différents de cinq maîtres en arts martiaux tous dotés de techniques différentes . James Coburn devait seconder Lee . Deux ans plus tard , la Warner accepte de financer ce projet . Mais de suite , Coburn et Lee connaissent des désaccords sur la préproduction , ainsi que le nombre de scènes de bagarres ou encore les lieux de tournage possibles . Coburn lâche l'affaire (pour le moment) . C'est à ce moment la ou Bruce Lee explose sur grand écran . Coburn et la Warner veulent alors en profiter pour relancer le projet . Pas question pour Lee qui pour cette fois-ci décide de réutiliser certaines idées dans son prochain film "Le Jeu de la Mort" . L'acteur décède en 1973 et ce projet est à l'abandon jusqu'à ce que le directeur de la photographie et réalisateur de séries télévisé Richard Moore relance le film (son seul fait d'arme dans le long-métrage) . Pourquoi ce film est raté ? Toute la partie philosophique orientale zen qui sous-tend le parcours du héros , ainsi que des scènes explicites et intrigantes sont sacrifiés . Vous ne verrez pas ou l'un des personnages de Carradine écraser littéralement les testicules de ses adversaires , pas plus que des scènes de sexe tantrique ainsi qu'une fin ambiguë , non , on a préféré l'édulcoration , tout en ajoutant des éléments comiques et quelque fois sérieuse , histoire d'alléger son ton austère . Autre loupé , forcément les chorégraphies de combat d'une médiocrité sans nom . Et que dire du jeu de Jeff Cooper qui reprend ce rôle prévu pour James Coburn . J'ignore si on a atteint le pire , mais en tout cas , on est pas loin . Les apparitions au combien prestigieuses de Christopher Lee, Roddy McDowall ou encore celle d'Eli Wallach ne sont guère plus marquantes que cela . Quand à David Carradine , je le trouve bien brave d'incarnés tout ces personnages (dont un homme-singe) , car celui-ci n'a ni la vitesse , ni les muscles et ni les mouvements du roi du kung-fu . Malgré tout ses mauvais points , ce film est sauvable de par ses décors naturelles tourné en Israël , j'ai été fasciné par ses grottes et ses ruines romaines ; vraiment ,de très belles images à retenir . Et en plus , elle s'accompagne d'une bande-son tout autant magnifique signé Bruce Smeaton .
Expérience à tenter (rien que pour ces environnements décrits au plus haut) malgré qu'il ne possède ni le charisme et l'inspiration philosophique de Lee , ou son scénario ne parvient jamais à s'animer .