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Casse-tête Chinois
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The Big Brawl constitue la première tentative de Jackie Chan de s’imposer dans une production destinée au marché américain. Le film ne figure pas parmi les œuvres les plus reconnues de l’acteur, mais il occupe une place particulière dans sa trajectoire.
Arrivé sur le sol américain, Jackie Chan doit se couler dans les codes du cinéma d’action local, et le résultat diffère de ce qu’il produisait à la même époque à Hong Kong. Dans l’industrie hongkongaise, il travaillait avec des chorégraphes et des équipes d’action issus de l’opéra de Pékin. Les séquences de combat étaient longuement répétées, construites autour de son corps réel, et filmées dans des plans relativement longs permettant de suivre la continuité du mouvement.
Dans The Big Brawl, la logique est différente. Les combats sont davantage fragmentés, découpés en plans courts, et le montage est plus rapide. La mise en scène privilégie un style d’action plus conventionnel, moins chorégraphique et moins centré sur la performance corporelle. Le comique, qui deviendra pourtant l’une des signatures de Jackie Chan, est ici nettement plus discret, même s’il n’est pas totalement absent.
Malgré ces limites, j’ai apprécié la proposition. La séquence où Jerry, le personnage incarné par Jackie Chan, tente de se défendre au début du film tout en faisant semblant de ne pas se battre pour obéir aux injonctions de son père fonctionne bien. La relation entre Jerry et son oncle apporte également une touche d’humour bienvenue, et l’adversaire principal, véritable brute de foire, constitue un antagoniste efficace.
Jackie Chan a souvent expliqué par la suite qu’il ne s’était pas senti compris dans cette première expérience américaine. Malgré tout il n’a pas perdu son temps. Il découvre, à la télévision, durant son séjour les films de Buster Keaton et Charlie Chaplin. : « J’ai regardé les films de Chaplin et de Buster Keaton pour leur rythme et leur sens de la comédie. C’était ce genre de films que je voulais faire. Peu à peu, j’ai imité leur langage corporel. » Cette découverte change le cours de sa carrière. Il comprend qu’il doit se mettre en scène et redéfinit son style propre en misant désormais sur des scénarios plus ambitieux et une mécanique basée sur une accumulation de gags visuels.
Il retourne donc à Hong Kong, où il retrouve un environnement de travail plus adapté à sa manière de concevoir l’action et les combats. Ce n’est que bien plus tard qu’il reviendra tenter l’aventure hollywoodienne, avec un contrôle artistique bien plus affirmé.
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le 5 avr. 2026
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