Chant du cygne de Ray Harryhausen dont c'est le dernier film en tant que directeur d'effets spéciaux, revenant avec ses bestioles animées image par image, comme dans les vénérables Jason et les Argonautes et autres Sinbad le Marin. Ici, on s'attaque à la mythologie grecque, histoire de rappeler les bases de la civilisation aux gamins qui ne jurent désormais plus que par Star Wars et Superman. D'ailleurs, la comparaison fait un peu mal au film, qui semble tout droit sorti des années 60 avec son Technicolor délavé, ses acteurs en jupettes et ses monstres qui ne se trouve très visiblement pas sur le même plan que les personnages. Mais qu'importe, le charme surannée opère, après tout l'antiquité ne demande pas à paraître moderne, et d'ailleurs le film a cartonné, finissant juste derrière Indiana Jones au box office le week-end de sa sortie. Seule concession à l'actualité ? Un petit robot hibou trop mignon sorti de nulle part qui fait bip bip comme un certain droïde bleu et blanc. Pour le reste, c'est un déluge d'effets spéciaux plus ou moins réussis mais surtout de rencontres avec des monstres parfois assez flippants, comme Méduse. Dommage que ça soit un peu longuet et que le héros aie le charisme d'une planche de bois.