Finalement le cinéma américain n'a pas tellement changé que ça. On met un homme beau et fringuant (Lancaster/Bloom), on lui colle un sidekick rigolo qui fait des grimaces (Cravat/Deep), et une amourette (Barto/Knightley). On colle en face un méchant très méchant (Bradley/Rush), et son sinistre acolyte (Lee/Davenport). On met une intrigue vraiment bateau (libérer les pirates/colonies de l'oppresseur, espagnol ou anglais, mais surtout pas américain !) et des cascades/poursuites/duel tout le long, pour bien rythmer le tout.
Siodmak fait 51 ans avant le même film, sans l'élément fantastique de la malédiction qui a rendu un équipage de pirates mort-vivant. On a le même humour slapstick, on retrouve même des séquences comme celle du canot retourné sous l'eau qui garde de l'oxygène. C'est du même niveau. Ca a juste un poil vieilli, surtout que l'élément pirates n'est vraiment présent que dans la bataille navale finale.
Pas de sang à l'écran, on colle plus des pains comme Bud Spencer que des coups de sabre, cela reste charmant, le héros embrasse sa belle au final et tout va bien dans le meilleur des mondes. Le film familial dans toute sa splendeur que Monsieur Eddy nous a présenté à la dernière séance le 19 janvier 1982.
Personnellement, je n'y reviendrai toutefois pas.