Après le maître étalon qu'était Réalité, on sent que Dupieux snest libéré et commence à vraiment s'amuser. Chaque filmographie contient sa pièce maîtresse et on voit bien que Dupieux est conscient qu'avec Réalité il l'a trouvée.
Enfin bon, le Daim est un film complètement décalé a l'image d'Au Poste avec Grégoire Ludig et Benoît Poelvoorde qui est là pour servir 2-3 propos sous plusieurs niveaux de lecture. Dupieux s'amuse enfin a approfondir toujours plus son univers déjà nettement affirmé avec Réalité.

Jean Dujardin s'éclate dans son rôle à jouer 1er degré une personne complètement obsédée par sa veste en daim (pas si beau en vrai) à un tel point qu'il s'improvise cinéaste et programme une révolution anti-veste. Un second personnage va alors naturellement apparaître et c'est ce qui prouve la puissance du scénario et de Dujardin : La veste, elle est omniprésente et est filmée comme un personnage à part entière (pendant les dialogues par exemple).
Et puis ce parallèle que fait Dupieux entre le personnage de Dujardin et lui-même par des axes de caméra jouant sur la ressemblance frappante de leurs silhouettes est tout juste brillant.

Au final il n'y a pas tant de choses à dire que ça, Dupieux s'éclate en réalisant ce film et ça se ressent. Son talent pour manier sa caméra est incontestable, son univers décalé s'affirme toujours autant, Dujardin est brillant, le film est drôle, effrayant.
Si on aime Dupieux et son style très particulier on ne peut qu'apprécier Le Daim.

Monsieur Dupieux, je vous admire.

Hyress
8
Écrit par

Créée

le 15 juil. 2019

Critique lue 250 fois

Hyress

Écrit par

Critique lue 250 fois

2

D'autres avis sur Le Daim

Le Daim

Le Daim

8

Eric-Jubilado

le 20 juin 2019

Suivre

Folie contagieuse

N'étant pas un spécialiste du cinéma de Quentin Dupieux, que je n'ai découvert que tardivement, il me semble néanmoins que ce passionnant "Daim", malgré les apparences (et le pedigree du bonhomme),...

Le Daim

Le Daim

7

Vincent-Ruozzi

le 12 juin 2019

Suivre

La guerre des blousons

Rares sont les réalisateurs menant deux carrières bien distinctes frontalement. Quentin Dupieux appartient à ce cercle très fermé. Réalisateur de huit long-métrages à tout juste 45 ans, il est...

Le Daim

Le Daim

7

Grimault_

le 16 mai 2019

Suivre

Le Prisonnier du Daim cher

Pour cette 72e édition du Festival de Cannes, la Quinzaine des Réalisateurs s’ouvrait ce mercredi 15 mai sur un film français relativement attendu, à savoir Le Daim, septième long-métrage de Quentin...

Du même critique

The Dead Don't Die

The Dead Don't Die

4

Hyress

le 15 mai 2019

Suivre

Une parodie ou juste on s'en fout ?

J'ai payé mon avant-première, j'étais vraiment curieux avec un tel casting et vraiment un film de zombies en tant que film d'ouverture du festival de Cannes ? J'étais vraiment intrigué MAIS je ne...

Beaux-parents

Beaux-parents

5

Hyress

le 25 juin 2019

Suivre

Pourquoi pas ?

Voilà typiquement le genre de film qui me pose des problèmes de notation. Je ne sais pas si je dois le noter sur sa qualité cinématographique ou sur tout l'ensemble très théâtral qui l'accompagne ...

Le Daim

Le Daim

8

Hyress

le 15 juil. 2019

Suivre

Quentin Dupieux s'éclate !

Après le maître étalon qu'était Réalité, on sent que Dupieux snest libéré et commence à vraiment s'amuser. Chaque filmographie contient sa pièce maîtresse et on voit bien que Dupieux est conscient...