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Un nouvel animisme né du matérialisme décadent d'une société à bout de souffle où le seul refuge des hommes seuls, c'est une fringue achetée sur Vinted et autre boutique. Finalement, ce film c'est pas la philosophie morale du XXIème siècle ?
Le blouson en daim c'est un objet désuet et matériel, élevé au rang de Dieu... On se tort de rire devant une telle absurdité, mais finalement il y a beaucoup de vérité dans ce rapport de soumission au blouson, aux vêtement. Le fétichisme du vêtement est tellement humain. Ici il en devient névrose révélant les failles d'un homme au bord du suicide. Vivre, c'est vivre sous son daim, sous son daim comme une écorce, réelle peau de bête (avec la synesthésie propre au cuir animal...). Ce pauvre et hideux manteau "100 % Daim" est ici d'abord un ami, puis peu à peu un mentor 'un peu comme dans Fight Club avec ce déboublement schizophrénique ici avec un objet qui est un autre soi) et enfin,un Dieu, seul et unique maître qu'on adore (quitte à massacrer tous les ennemis du blousons, les autres blousons).
Ce film c'est une merveille d'absurdité et de réalisme psychologique sur l'homme au bord du gouffre de notre société actuelle.
La scène où il bouffe comme un porc une pastèque avec un contentement de sauvage est génialissime.
Bref, un chef-d'oeuvre, et Adèle Haenel est tout simplement parfaite dans l'incarnation de la Denise paumée mais pas si paumée que ça, personnage énigmatique et savoureux... Première adepte de la religion du Daim ?!
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Créée
le 25 nov. 2019
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