Afficionado de Quentin Dupieux, il me manquait Le Daim pour avoir vu toute sa filmo. C'est comme si j'avais senti que j'allais moins l'aimer que les autres.
On a bien ses obsessions habituelles : une douce absurdité / un cocon boisé style bûcheron canadien cosy / le rapport au matériel vidéo (numérique projeté sur des tubes cathodiques) / une photo hasardeuse.
Ici le rapport entre Dupieux et son personnage principal réalisateur et fétichiste du stylé est intéressant, mais comme avec Mandibules, cette fois-ci le manque d'incarnation se fait ressentir. Et même si c'est un peu ce qu'on vient chercher chez lui, j'ai un peu trop vu la flemme absolu qu'est ce film (et sa filmo de manière générale). On atteint un niveau de troll unique en son genre avec cette mouture.
Je pourrais facilement revoir Yannick, Wrong, Daaaaali, Réalité, Au Poste ou Incroyable mais Vrai qui ont pour eux des scènes fabuleuses de gêne et de non-sens. Ces films là portent en eux la flemme de Quentin mais ne sont jamais parasités par elle.