Aborder le thème de la fin de vie sans jamais évoquer l'euthanasie ou le suicide assisté est un choix assez incompréhensible qui rend le film définitivement boiteux.
Seul un service de soins palliatifs haut de gamme sert de décors au film.
Une phrase courte et définitive prononcée par Léa ( Agathe Bonitzer) trentenaire en phase terminale d'un cancer du sein suffit à démontrer à elle seule les difficultés voire l'incompétence des professionnels de santé à prendre en charge la fin de vie: "ces médecins m'ont volé ma mort " Malaise mensonge lâcheté, et cette jeune femme malade et lucide ne pourra pas réaliser son projet de réconciliation avec son frère.
Quelques moments touchants de sincérité et de bienveillance entre ses patients et le médecin des soins palliatifs Augustin, joué par Kad Merad, et quelques scènes un peu surréalistes ou plutôt métaphoriques et poétiques dans ce milieu hospitalier apportent un peu d'émotions et de beauté dans ce huis clos qui sent l'ether .
La fin est bâclée sur une fausse note d'optimisme forcé et même gênant.