Drame politique et psychologique maquillé en film historique, The Devil de Żuławski est dans le même délire que son célèbre Possession. Même si j’admet qu’il m’as un peu moins pris au tripe que ce dernier.
Une mise en scène folle, hystérique, chaotique et théâtrale. C'est vraiment pas facile à regarder, c'est très déroutant et très symbolique. Parce que tout comme Possession, avec ce réal il faut voir au delà de la simple action, car sinon on ne comprend rien. Il faut voir le sens symbolique des scènes qui défilent tout le long.
Parce que à première vue, c'est l'histoire d'un jeune polonais libéré par un mystérieux homme en noir, qui va le pousser dans une spirale de folie et de haine. Mais en dessous, se cache une allégorie sur la violence du régime Polonais dans les années 60.
Ce double sens conduit donc à un visionnage intense mais très compliqué à comprendre et à digérer. T'as constamment l'impression que certains personnages ne sont pas vraiment réel et représentent un symbole ou une pulsion du protagoniste. C'est à la fois brillant et épuisant.
Et comme dans Possession, tu finis ton visionnage avec cette sensation d'avoir manqués pas mal de choses, tellement la direction d'acteur et la tournure des évènement parait très étrange.
C'est ça Żuławski : des films avec une vrai vision artistique, mais qui te laisse toujours sur ta fin sans te prendre la main.