Underground, quand tu nous tiens... Jean-Louis Costes tourne Le fils de Caligula entre fin 1991 et avril 1992, road-trip suburbain grave trash et complètement fou. Résultat : un objet crasse, contenant quelques bonnes idées mais bien trop limité pour s'avérer positivement mémorable.


Tout Costes est pourtant dans ce premier moyen métrage : une sympathie pour les laissés-pour compte, une vision pourrave des banlieues parisiennes et une bande-son grinçante témoignant des expérimentations du performer. Artiste extrême, prolo du vocoder et de la vidéo-peigne Jean-Louis Costes part casser du punk à chaque coin de rue, se moquant de tous et de toutes, à commencer par lui-même ; il se met en scène dans le rôle-titre, avec une hystérie étrangement dérisoire, pas toujours efficace mais gentiment et passablement amusante.


Le film est violent, ne se donnant pas la peine de justifier quoi que ce soit : c'est là son identité, indissociable de son auteur-acteur-réalisateur. Bancal, mal branlé et totalement vain et inabouti Le fils de Caligula est une curiosité à voir essentiellement pour qui s'intéresse, de près ou de loin, au travail irrécupérable de Jean-Louis Costes. Pas terrible dans l'ensemble...

stebbins
4
Écrit par

Créée

le 12 janv. 2020

Critique lue 500 fois

stebbins

Écrit par

Critique lue 500 fois

2

Du même critique

Le monde est à toi

Le monde est à toi

7

stebbins

1273 critiques

L'avis ne m'apprend rien

Il est des films méritant davantage d'honnêteté intellectuelle à leur encontre, des films défiant presque entièrement l'esprit critique, le discernement et la faculté de juger ce qui est vrai ou...

le 15 août 2018

Hold-Up

Hold-Up

1

stebbins

1273 critiques

Sicko-logique(s) : pansez unique !

Immense sentiment de paradoxe face à cet étrange objet médiatique prenant la forme d'un documentaire pullulant d'intervenants aux intentions et aux discours plus ou moins douteux et/ou fumeux... Sur...

le 14 nov. 2020

Mascarade

Mascarade

8

stebbins

1273 critiques

La baise des gens

Nice ou l'enfer du jeu de l'amour-propre et du narcissisme... Bedos troque ses bons mots tout en surface pour un cynisme inédit et totalement écoeurrant, livrant avec cette Mascarade son meilleur...

le 4 nov. 2022