Cette citation est un des éléments qui m'a conquis dans ce chef d'oeuvre l'animation injustement méconnu. A l'instar des Disney, le film offre au public une morale s'accentuant sur le fait que l'on choisit ce que l'on veut être sans se soucier de sa nature et de ce que pense les autres de ça. Une leçon prise à coeur par nos protagonistes que je vais maintenant présenter.


On a pour commencer un jeune garçon du nom d'Hogarth Hughes, jeune enfant intello intrépide et fan de films de science-fiction qui vit sa vie paisiblement à Rockwell, et nous avons le Géant de fer éponyme, un mystérieux robot géant extraterrestre qui est arrivé sur Terre pour des raisons inconnus. A la rencontre des deux personnages se construira une grande amitié qui les poussera à combattre la différence et à devenir ce qu'ils veulent vraiment.


Ce film adaptant un livre roman de Ted Hughes intitulé le Géant de Fer (surprise) et réalisé par Brad Bird (à l'origine des Indestructibles et de Ratatouille chez Pixar) a été considéré comme un échec financier au cinéma en raison d'un manque de promotion marketing. Heureusement, les sorties vidéo et les rediffusions à la télé ont permis au film d'avoir la bonne réputation qu'il a maintenant aujourd'hui.


En plus de la relation intime entre les deux amis, on a un casting de personnages intéressant qui approfondissent le film, tels la mère attentive Annie Hughes, le ferrailleur beatnik Dean McCoppin, le paranoiaque agent fédéral Kent Mansley, et le général strict mais bienveillant Shannon Rogard. Tous bénéficient d'un bon trait artistique soigné ainsi que de voix excellentes qui donnent vie à leurs personnages, aussi bien en VF qu'en VO (les deux se valent vous en faites pas), mention spéciale à Vin Diesel dans le rôle du Géant de fer en anglais.


Avec ses éléments, on a tous ce qui faut pour mettre en forme l'histoire entreprenante et initiatique du film, dans laquelle Hogarth joue un rôle de grand frère pour le petit frère qu'est le Géant de fer, qui apprend petit à petit sur le monde qui l'entoure, ainsi que des concepts importants sur la vie et la mort, et le respect de la vie. On jouera aussi sur la destinée quand Dean tout d'abord et ensuite Hogarth apprennent au Géant et au public à être ce qu'il veut être, sans se soucier de sa nature de base. Une leçon cruciale dans le destin de Rockwell comme vous le verrez ensuite.


Au final, le Géant de fer est un Disney sans en être un, tellement il a des qualités qui rappellerai le studio de la souris aux grandes oreilles par sa direction artistique géniale, sa bande-son grandiose, ses acteurs remarquables, son histoire et ses personnages mémorables. Un des meilleurs films d'animation à mes yeux !

Luck-Seven
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le 10 déc. 2025

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