Dans la progression des précédents opus (l’arrivée à Saint-Tropez, une aventure à l’étranger, le mariage), celui-ci traite d’une mise à la retraite anticipée de nos fameux gendarmes. Tout est évidemment prétexte à explorer un filon qui a fait ses preuves au box-office mais force est de reconnaître que la recette est bien maîtrisée. Si certaines faiblesses apparaissent comme autant de signes d’essoufflement (des flashbacks, des gags ou des situations déjà vus), le résultat tient encore largement la route. On est, à mon sens, toujours au-dessus du premier volet qui cherchait encore ses marques. La force de cette saga a toujours été liée, à mon sens, au duo de Funès – Galabru et, dans une moindre mesure, aux relations avec les autres gendarmes.


Ce quatrième épisode ne déroge pas à une règle édictée depuis le deuxième opus. Et celui-ci est peut-être celui qui donne le plus de place à Galabru qui s’en donne à cœur joie pour cabotiner comme un beau diable. Il est évident que ceux qui n’aiment ni de Funès ni Galabru ni leur cabotinage peuvent ici passer leur chemin, ce film leur semblera d’une lourdeur sans nom. Les gags sont d’ailleurs un peu plus faciles, s’appuyant sur des situations parfois grotesques. C’est franchement bête par moments (Galabru coincé dans une grille de fenêtre par exemple) mais c’est tellement poussé à l’extrême que cela en devient délirant et drôle. L’opus ne manque pas non plus, comme toujours, de scènes hilarantes (le concours de grimaces avec le curé, l’interrogatoire des ados, la sœur et ses « Soyez correct », les hippies).


Si on peut regretter l’absence de Nicole, mariée et éjectée de la franchise, pour ce qui aurait pu constituer une conclusion tout à fait honnête à l’ensemble (les deux derniers épisodes étant différents avec les remplacements de Jean Lefèbvre et de Christian Marin, les locaux de la brigade), on tient là un film qui a contribué à bâtir la légende de cette saga. Une saga bon enfant qui sait parfaitement tirer profit de ses qualités, explorant ce qui fonctionne depuis toujours et s’échinant à trouver des prétextes à de nouvelles aventures. Le scénario se tient moins que dans les deux précédents (on retombe un peu sur l’enchaînement de sketches à l’articulation plus ou moins douteuse) mais le plaisir demeure au rendez-vous.

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le 12 déc. 2021

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PIAS

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