Étonnante stylisation de la nouvelle acide de Gogol qui rejoint et regarde du côté de l'expressionnisme allemand. Les mains du petit fonctionnaire russes sont presque plus effrayantes que celles de Nosferatu et l'hôtel plus tordu que Caligari.


On repense dans le dénouement final à l'adaptation de Tchekhov par Protazanov: deux petits fonctionnaires se laissant mourir par simple vexation d'un supérieur ou suppression d'un signe de richesse extérieure...


Intéressant aussi par son découpage inorthodoxe qui rend parfois le fil narratif presque invisible.

JM2LA
7
Écrit par

Créée

le 13 oct. 2015

Critique lue 239 fois

JM2LA

Écrit par

Critique lue 239 fois

1

Du même critique

Entre le ciel et l'enfer

Entre le ciel et l'enfer

5

JM2LA

713 critiques

Travail d'écriture maniaque

Tout est esclave de l'information à donner et il semble que le cinéma ne soit pour Kurosawa que de l'information à donner ! Mais le pire n'est pas que tout soit assujetti à cette tâche triviale, mais...

le 28 févr. 2016

Le ciel est à vous

Le ciel est à vous

10

JM2LA

713 critiques

Le plus pur chant du cinéma occupé

Revu récemment le 6 juillet 2011 sur écran d'ordinateur mais surtout le 18 et le 20 mai 2014, en salle. Toute la grandeur du film ne m'est apparue d'ailleurs que sur grand écran... en projection...

le 12 sept. 2015

Le Plein de super

Le Plein de super

9

JM2LA

713 critiques

Critique de Le Plein de super par JM2LA

Film masculin au possible, proche de la grossièreté souvent et pourtant porté par la grâce du jeu... Cavalier réussit un pari unique, celui d'une collaboration étroite avec ses acteurs qui, si mes...

le 2 oct. 2015