Le Marginal, c’est la formule Belmondo maîtrisée et servie à température idéale. Pas le rôle le plus fin ni le plus inventif de sa carrière, mais le bonhomme a un tel charisme et une telle générosité dans la cascade qu'on signe direct.
Des punchlines d'Audiard balancées à la volée, une Mustang blindée qui défonce du décor parisien et Ennio Morricone qui plaque un thème génial sur des mandales au premier degré. Un pur condensé de flic des années 80 qui tire d'abord et s'explique ensuite.
Un divertissement carré et furieusement nostalgique d'une époque où le cinéma populaire français avait une tout autre allure.