Comme dirait le personnage "expressions françaises à peu près" de Fatsah Bouyahmed : franchement, pourquoi chercher quatorze heures Hamidi ? Merci Messieurs Dames, n'oubliez pas l'artiste, prochainement scénariste-dialoguiste pour Ahmed Hamidi. Honnêtement, on pourrait, surtout quand on voit le niveau des vannes "j'ai mal au c*l" qui sont la moitié des ressorts comiques, et du caractère ultra-bruyant des autres gags (beuglés). Évidemment, quelques répliques du médecin (calque parfait des personnages habituels de Fatsah) fonctionnent avec ces "à peu près" rigolos, et les deux flics ratés feront rire les plus jeunes, mais le reste est un épuisement constant (le personnage DJ d'Alban Ivanov donne de l'urticaire), une balourdise dans les blagues, un scénario très prévisible, à peu près rien qui ne sorte de la petite comédie UGC bon marché, pas soignée pour deux sous, qui aura son petit succès un dimanche soir sur M6. On est pourtant plus qu'amateur d'Alban Ivanov (le seul comique en one-man show qui nous fait vraiment rire, et qui a quelques fulgurances dans sa filmo, comme Le Sens de la fête ou La Vie Scolaire... "On sait qu'il peut.") mais ici son personnage est si mal écrit et jamais attachant qu'on sature vite. Le Médecin imaginaire n'a rien d'une bonne surprise (ni même d'une surprise tout court), on en connaît toute la fin dès le départ, et entre-temps les vannes tombent à l'eau, soit par "catégorie fessière" qui est redondante (en plus d'être le style d'humour le plus bas possible), soit par "copie conforme des autres personnages de Fatsah". Une comédie vide, dont l'efficacité ne dépend absolument que de votre naïveté et passivité totale : un placebo.