Destin d’un homme imparfait en quête d’amour, réflexion sur les difficultés à faire survivre son mariage, bilan d’une vie mouvementée : c’est Le Monde de Barney.
Etrange à appréhender ce film, et à résumer d’après les synopsis étranges proposés ici et là. C’est avant tout le portrait d’un personnage assez banal aux premiers abords, rendu attachant par la superbe interprétation de Paul Giamatti qui porte véritablement le film sur ses épaules.
Le film est une galerie assez fascinante de personnages à commencer par Barney bien-sûr mais aussi ceux qui gravitent autour de lui : Dustin Hoffman jouant le rôle du père est succulent, en ancien flic désabusé, aidé par d’excellentes répliques. Dans le rôle de Myriam, la dernière femme de Barney, on retrouve Rosamund Pike, une actrice que je découvre et trouve très juste et touchante. Même Scott Speedman surprend dans le rôle de l’ami écrivain au funeste destin. Un très bon casting donc qui alimente parfaitement ce récit éclaté construit sous forme de flashbacks nous amenant à comprendre le destin de chacun.
Cette narration assez classique s’avère parfaite pour comprendre ce personnage plus complexe qu’il n’y parait. De plus , certains éléments concernant des personnages sortis de l’intrigue ne trouveront leur réponse que petit à petit, d’époque en époque. L’essentiel du film tourne autour la quête de l’amour de sa vie mais petit à petit se dessine autre chose, une certaine réflexion autour du destin de manière générale, sur ses petits hasards de rencontres et de choix qui dessinent notre histoire.
Il m’apparaît assez difficile de définir plus précisément ce qui m’a séduit dans ce film mais je pense que cela vient probablement des personnages, de leur fraîcheur et de cette « magie » qui les anime.
Un beau portrait d’homme, drôle et émouvant, et probablement Paul Giamatti dans un de ses meilleurs rôles.