"J'espère que le jeune qui joue l'autiste sera meilleur que Miko Hughes dans Code Mercury, sinon le film va paraître une éternité".
Voilà ce que je me suis dis avant de rentrer dans la salle.
Et bien autant dire que le stéréotype de l'autiste totalement asocial et qui pousse des gémissements dès qu'on lui touche les oreilles est bien dépoussiérè.
Dans ce film on ne cherche pas à expliquer ce qu'est l'autisme, mais plutôt quel est le sens de la vie de Nathan. Et on démontre uniquement que malgré des difficultés d'interaction avec le monde qui les entourent, les autistes pensent mais d'une manière différente :
"Comme je ne parle pas beaucoup, les gens pensent que je n'ai rien à dire. Mais ce n'est pas vrai. J'ai beaucoup de choses à dire"
Le montage du film apporte beaucoup et va jusqu'à nous faire découvrir la vision de Nathan comme si nous prenions la place d'un autiste.
Sans être un chef d’œuvre, on passe un très bon moment. Profitez de la fête du cinéma pour y aller.
"Pour apprendre à aimer et tenter de guérir un enfant autiste, c'est beaucoup plus simple de l'imaginer comme un Petit Prince. J'apprendrai ton langage. J'entrerai dans ton silence." Françoise Lefèvre.