J'ai assisté hier à une séance suivie d'un échange avec le réalisateur. C'est intéressant parce que tout ce que je reprochais au film semblait avoir été perçu à l'opposé par les quelques personnes ayant pris la parole. J'y ai vu un film sans aucune inventivité, avec retournements de situations dignes d'un mauvais téléfilm, ni drôles ni intéressants, quand des spectateurs louaient la créativité du réalisateur. J'y ai vu un film épargnant totalement la droite et l'extrême droite d'une critique un minimum aiguisée quand certains louaient sa subversion. Autant je respecte les avis des autres, autant il faut vraiment avoir peu d'intérêt pour la société pour trouver cela subversif. Je m'interroge encore sur ce terme qui a fait sortir mes yeux de leurs orbites.
"Aujourd'hui on est encore davantage assignés à son genre". C'est sans surprise une phrase du réalisateur après la projection. C'est vraiment n'avoir rien compris aux énormes avancées dans les luttes féministes et lgbtqia+.
Je ne suis pas spécialiste du male gaze mais il me semble que ce film pourrait être un modèle tellement il filme différemment le corps de la femme de celui de l'homme. Le pire c'est que c'est défendu comme une grande liberté car les femmes font ce qu'elles veulent de leurs corps. Alors oui, c'est vrai. Mais cela ne nous empêche pas de remettre en question la manière toujours très différente de filmer un corps de femme et un corps d'homme.
Vraiment un zéro pointé, j'ai tout détesté.