Si l'histoire est relativement intéressante, c'est surtout par la mise en scène que le film a encore extrêmement cette vivacité étonnante.
Les scènes de bal ou celle de l'ordination d'un prêtre semblent presque sorties d'un film de Lumière.
L'utilisation de l'espace axée sur les circulations et cadré avec un léger désaxement vivifie une intrigue qui porte les marques de la fin d'un temps: un tsar présenté avec une maîtresse, un prince devenu prêtre sans foi et fuyant.
Le film est aussi l'occasion de se rendre compte de l'étendue de l'expressivité de l'acteur Mosjoukine qui prend au fur et à mesure du film les masques de plus en plus blêmes de l'isolement.
Un film qui se trouve également à la jointure russe/soviétique... et qui se clôt par un envoi au bagne... recours commun aux deux régimes...