La tradition du cinéma trash nippon ne date pas d'hier, la preuve avec ce film de Shohei Imamura. Il dresse le portrait d'un obsédé sexuel réalisant frauduleusement des films pornographiques, et accessoirement de ses proches. Le sujet est sulfureux et les thèmes pour la plupart tabous comme les débuts de l'industrie porno, la prostitution et même l'inceste et les abus sur mineur. Imamura filme avec astuce, des prises de vues franchement originales, une réalisation très moderne pour 1966 en somme. Par contre, je n'ai pas trouvé exceptionnelle l'interprétation faut dire que ce long-métrage à du effrayer plus d'un comédien.