Delphine incarne un personnage d’une grande sensibilité. C’est une femme qui ressent les choses profondément, elle aime avec ardeur et est dotée de beaucoup d’empathie envers autrui mais réciproquement elle est peinée intensément et se tourmente de ses interactions avec les autres. C’est une éternelle romantique en quête d’un idéal amoureux qu’elle se désespère de trouver mais par dessus-tout c’est une femme qui renferme une solitude profonde et constante (qui ne se voit presque pas au premier abord car Delphine semble proprement entourée), comme si elle ne se sentait jamais véritablement à sa place et que quelque chose lui manquait sans jamais pouvoir définir quoi avec exactitude.
Tout au long du film le vert est souvent évoqué mais aussi présent visuellement, cette couleur supposée symbolisée l’espoir. C’est finalement qu’à la fin elle se prend à contempler le coucher de soleil avec l’intime espoir de voir ce « rayon vert ». Un espoir car le rayon vert est quelque chose que l’on attend sans même savoir si l’on aura la chance de pouvoir l’admirer un jour, comme toute autre chose finalement, que ce soit la trouvaille d’un amour véritable ou la fin de tourments incessants.