Après la 5° vision, la première scène est toujours aussi bluffante, aussi remarquablement filmée, entre ombres, lumières de la ville qui entrent par les fenètres d’une bien modeste chambre, et une fumée de cigarette qui s’élève du lit et laisse deviner d’abord, puis voir peu à peu un homme allongé. Cette scène est du très grand cinéma.
Pas un mot pendant de longues minutes, seuls parlent les mouvements de l’acteur, les figurants et les images.
O surprise ! cet homme est aimé d’au moins une femme et pense-t-il – pendant un court instant – peut-être d’une seconde, mais ... ce n’est pas certain que ce soit le cas...
Je vois dans cette méprise ce qui est la cause de sa mort acceptée – peut-être, ce serait tellement romanesque, bien en accord avec tout ce film,
un très grand polar, qui serait encore meilleur avec un Delon qui cabotine même dans un rôle presque muet et une autre actrice que la pauvre Nathalie Delon...