Je vais prendre un café pour me laisser le temps de me remettre de mes émotions avant d’aller à la projection de The Hallow de Corin Hardy. Co-production horrifique britannico-irlandaise, le film raconte l’histoire d’un couple récemment installé avec leur nouveau-né dans une maison au fond d’un forêt dense et humide, mais vont vite déchanter après avoir été prévenu des esprits démoniaques habitant les lieux. Le long-métrage commence bien, est distille une atmosphère humide et poisseuse, un peu contemplative, grâce à une cinématographie bleutée et dont les contrastes assez forts appuie l’étrangeté des lieux. Une forêt, c’est un lieu dans lequel on a souvent du mal à distinguer le jour et la nuit, et où l’on peut se perdre facilement. Cependant, la contemplation laisse vite place au cauchemar, et petit à petit, l’horreur prend le dessus. Étonnant au premier abord, le film sombre peu à peu dans une facture un peu trop classique et sans surprise, jusqu’à accumuler une bonne couche de clichés. Le film devient alors vite ennuyeux, et la multiplication des créatures enlèvent toute part de mystère. Même si certains maquillages restent convaincants, le recours trop nombreux aux effets numériques désenracine le film de son milieu, et le spectateur du film. Le dernier plan du film (finalement le plus intéressant), inscrit le film dans un contexte écologique, mais arrive finalement trop tard pour réussir à faire sens.
Tiré du journal du festival de Sitges 2015 : lire l'article entier sur mon blog...