Le charme corrosif fonctionne a plein dans cette histoire avec des dialogues ciselés dont le langage de l’amour entre les deux protagonistes est d'une grande justesse et le rythme enlevé de la mise en scène , la musique lyrique de Michel Legrand, qui communiquent au spectateur un sentiment diffus mais tenace d’euphorie et de légèreté.
La force du talent de Jean-Paul Rappeneau pour filmer les situations grandioses et magiques de cette robinsonnade nostalgique Le Sauvage est l’une de ces perles du cinéma « populaire » des années 1970 qui rappellent que le cinéma français est largement capable de tenir le rythme virevoltant attribué à la comédie américaine. Plus de trente-cinq ans après sa sortie, il n’a pas pris une ride.