J'ai vu la version avec Vincent Price "Je suis une légende " de 1964 que j'ai trouvé meilleure. Ceci est la seconde adaptation du roman de Richard Matheson sur le thème de la survie d'un homme , en fait le dernier espoir de l'humanité dans un monde post-apocalyptique.
C'est dommage le film commence plutôt bien, avec un Charlton Heston décontracté qui roule dans les rues de Los Angeles déserté suite à une contamination virale qui a détruit l'humanité.
La source de cette bactérie se serait répandue à cause des armes à feu si j'ai bien compris.
Le début est donc cool et on peut voir des restes de cinéma (Woodstock le super documentaire pour la troisième année consécutive à l'affiche..), des magasins de vêtements ou d'alimentation ou débits de boissons plein de toiles d'araignées et abandonnées.
Disons le d'emblée la présence mystérieuse des "mutants" survivant est vite balayée car on les dévoile rapidement, de même que leurs intentions. Le caractère cheap des costumes et du discours a commencé à me rebuter et malheureusement le film n'arrivera plus à élever la barre vers quelque chose qui aurait pu devenir un classique.
Musique complètement hors de propos pour des scènes d'action, pas mal d'incohérences (les mutants ont tout ce qui faut pour tuer le survivant mais n'y arrivent pas depuis des années..), scènes de bagarre digne de série Z, et une poignée de survivants qui ne soulèvent aucune émotion (juste pour amener la scène d'amour très incohérente aussi). En d'autres termes on passe d'un truc sérieux type dark SF à quelque chose de beaucoup plus fun et barré qui flirt même avec des films de Blaxploitation...et je n'ai pas compris où le réalisateur voulait en venir...
Toujours est-il que ça se laisse regarder mine de rien , car on veut savoir si le dernier survivant (qui était médecin) peut encore sauver l'humanité. Les scènes d'action et le jeu du chat et de la souris (entre les survivants mutants et non mutants) seront plus dominantes dans la seconde partie.
La dimension christique de fin n'est pas désolante, mais le film accumule bien trop de maladresses pour le hisser au rang d'oeuvre classique de science fiction. Il restera divertissement de série B convenable.