Alexandre et Jeff sont copains depuis le collège et devenus adultes travaillent dans la même boîte.( On se demande comment Jeff a pu se faire embaucher tellement il est lourdingue et accumule les bévues...) Mariés tous les deux, leur vie coule gentiment entre une vie popote et rigolote du côté de chez Jeff qui adore jouer avec ses enfants en adulte n'ayant pas grandi et un léger malaise chez Alexandre, essayant avec son épouse de faire un enfant en passant par la case FIV. Au hasard d'une conférence organisée par l'entreprise, Alexandre va retrouver un autre ami d'enfance, Thibault, beau gosse à qui tout réussit. Manager en énergie positive, transmettant façon gourou tout un tas de conseils bidons, il convaincra Alexandre de réaliser son rêve de faire carrière dans la chanson...
Ce qui démarre par une comédie assez lourde mais un poil décalée (un moment de danse quand on ne s'y attend pas...) continue par une chronique douce amère autour de l'immaturité, des rêves enfouis, d'un mal de vivre très générationnel. Alternent alors des scènes sensées être drôles, pas toujours réussies et d'autres plus intimistes, souvent lieu d'un monologue bien écrit. Hélas pour le film, le mélange ne fonctionne pas très bien, hésitant entre deux genres, deux timings. On avance cahin-caha, consterné et agacé par certaines scènes où les gags ne fonctionnent pas ou épaté et attendri à d'autres moments par la vitalité et le talent des comédiens qui retournent la situation en la basculant dans la vraie émotion . A ce petit jeu, les comédiennes sont vraiment gâtées et excellentes. Anne Marivin et Audrey Lamy ont un rôle très bien taillé et dialogué, Sylvie Testud endosse le rôle d'une DRH peau de vache avec humour et Jeanne Moreau campe une très émouvante grand-mère.
Je serai plus mitigé pour les rôles masculin, qui, si à la fin, arrivent à nous intéresser, ont quand même passé la première moitié du film à nous agacer à jouer les adulescents insupportables. Axel Lutz et Bruno Sanchez arrivent toutefois à nous prouver qu'ils peuvent être autre chose que les inénarrables Catherine et Liliane. Il leur reste maintenant à mieux cadrer ce qu'ils veulent réellement faire à l'écran.
Un peu plus sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2015/05/le-talent-de-mes-amis-daxel-lutz.html

pilyen
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le 11 mai 2015

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