Ce film de guerre reprend un fait de résistance unique en août 44 alors que les forces alliées s'approchent de Paris pour libérer la capitale de l'occupant nazi. Le scénario est inspiré du récit de Rose Vallant, résistante et conservatrice du musée du Jeu de Paume. C'est elle qui alerta sur la spoliation et la déportation d'un train chargé de biens artistiques dont plus d'une centaine de tableaux de tout premier ordre. La réalité des faits fût modifiée afin d'en faire un bon film d'action, avec un très bon Burt Lancaster; lui qui aura fait remplacer le réalisateur initial Arthur Penn par John Frankenheimer. La réalisation et l'utilisation appropriée du noir et blanc permettent de représenter le labeur dans l'ombre des cheminots-résistants opposé à l'oppression de l'armée allemande, l'extrême dangerosité face à la cruauté et la brutalité, enfin l'obligation de sauver l'héritage national français contre l'urgence d'une armée en déroute à piller un trésor de guerre. Une dénonciation de l'horreur de la guerre sur la population, la reconnaissance du sacrifice d'anonymes et un hommage à la résistance française et en particulier aux cheminots de la SNCF pendant l'occupation.