Il y aura bien deux agressions sexuelles dont un viol au début du film mais le sujet est ailleurs. Le propos du film porte sur l'impossibilité pour un individu sans alibi d'échapper au rouleau compresseur de la justice. De là vient le sous-titre aujourd'hui accolé au film, Le cas Anders, qui était semble-t-il le premier choix de Anja Breien. La modernité du film repose sur la précision documentaire de l'enquête et du jugement. Le travail de la police scientifique, de l'interrogation des victimes et des témoins menés avec attention et respect, les journées d'incarcération mornes de Anders et le déroulé impartial de la justice. Le film ne dénonce pas tant un système qui "fabriquerait" un faux coupable, qu'il nous implique dans le piège qui se referme sur l'individu quand il n'a rien à se raccrocher pour se défendre. (suite de l'analyse ici)