Le Virtuose est un thriller assez calme, mais vraiment prenant. Le film ne cherche pas à en mettre plein les yeux, il préfère nous plonger dans un univers plus sensoriel, plus intérieur, autour d’un personnage dont l’hyperacousie devient à la fois un don, une force et un vrai calvaire.
J’ai beaucoup pensé à Baby Driver, mais dans une version moins tape-à-l’œil, plus intime, plus posée. Le son devient presque un personnage à part entière, quelque chose qui guide le récit, crée la tension, et nous fait ressentir physiquement ce que vit le héros.
Leo Woodall est très bon, touchant sans trop en faire. Il arrive à rendre crédible cette douleur invisible, cette impression d’être constamment agressé par le monde extérieur.
Un film simple, bien ficelé, immersif, qui nous fait découvrir un univers méconnu et très intéressant.