L'histoire se situe dans un monde créé par l'humain Peter Dickinson pour son jeu de plateau (il ignore que ce monde a pris vie). La magie s'y meurt, le sorcier Carolinus s'en rend bien compte, à mesure que la science des humains progresse. Il décide de réunir ses frères pour bâtir une enclave protégée par un bouclier. Ommadon, son frère démoniaque, s'y oppose, et propose de corrompre l'espèce humaine à la place. Il se retranche chez lui et se constitue une immense armée de dragons avec à leur tête son fidèle Bryagh.
Carolinus va alors monter une croisade pour aller anéantir Ommadon au coeur de son royaume ténébreux, il va pour cela amener Peter dans ce monde. Les deux dragons de Carolinus, un chevalier, un grand loup, une archère et un elfe se joindront à lui. Mais un accident fusionne l'esprit de Peter dans le corps de Gorbach, le jeune dragon vert de Carolinus ...

Un long métrage d'animation de coproduction américano / japonaise à la fibre tolkiennesque évidente : une quête, un seigneur démoniaque à abattre, une compagnie de gens venant d'horizons différents dont chacun aura son moment héroïque... Arthur Rankin Jr. et Jules Bass ont d'ailleurs adapté Bilbo le Hobbit et Le Retour du Roi quelques années auparavant.

C'est moins l'aspect "superstition contre science" (ça va pas très très loin) qui est au coeur de l'histoire que l'éternelle et chevaleresque quête du Bien contre le Mal, bien évidemment. Le doublage français n'est pas trop mal foutu, mais la version originale a l'avantage de la voix de James Earl Jones, la voix de Dark Vador lui-même, on pouvait pas trouver mieux pour un magicien maléfique (Ommadon, c'est cool comme nom pour un groupe de métal, je suis sûr que ça existe). De beaux dessins (pour l'époque) avec quelques visions de monstres et de couleurs de ciel bien cauchemardesques (Rankin et Bass semblent avoir un faible pour les gros nez), ainsi que de belles musiques dans l'ensemble.

Et un cadeau bonus pour les positivistes de tout poil dans l'ultime duel livré dans le film, assez hilarant quand on y repense.

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le 10 août 2011

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Jackal

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