Leo est une comédie familiale qui nous présente un lézard vieillissant devenu l’animal de compagnie d’une classe d’école primaire. Lorsqu’il découvre qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre, il décide de s’évader. Mais ses plans prennent une tournure inattendue lorsqu’il se met à aider les élèves à résoudre leurs petits et grands problèmes personnels.
Le film séduit par son ton légèrement décalé. Chaque élève bénéficie d’une caractérisation propre, conférant à la galerie de personnages une véritable consistance. La structure narrative, bien que répétitive, installe un rythme rassurant : chaque semaine, Leo passe du temps chez un élève, l’aide à surmonter ses difficultés, puis retourne en classe avant d’être confié à un autre camarade. Ce cycle crée un équilibre entre la routine et l’évolution de l’intrigue, jusqu’à l’arrivée d’un incident déclencheur qui relance efficacement l’intérêt dramatique. L’humour constitue le véritable moteur du film, multipliant les situations cocasses et les répliques inattendues. Les chansons, certes peu subtiles, apportent une touche de légèreté bienvenue.
L’animation, sans être exceptionnelle, reste très correcte et porte efficacement la mise en scène.
La mécanique répétitive du scénario finit par limiter la tension dramatique. La structure par épisodes atténue l’impression de progression globale, donnant parfois le sentiment d’une série de sketches juxtaposés plutôt qu’une véritable montée narrative. Certaines chansons, bien qu’amusantes, manquent de finesse et peuvent rapidement devenir dispensables. L’ambition artistique reste modeste, sans grandes envolées visuelles ni moments de bravoure technique.
Au final, Leo parvient à divertir grâce à son humour et son originalité ponctuelle, malgré une structure narrative qui manque d’élan sur la durée. Une production sympathique, à voir sans en attendre de miracles.