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Le film possède une dimension métaphorique et repose sur une image politique plutôt intéressante même si déjà rabattue, à savoir assimiler un avion à la société actuelle, en premier lieu la société espagnole bien sûr. L’avion n’a plus de train d’atterrissage, il est obligé de tourner en rond sans pouvoir atterrir. En seconde classe on a endormi les pauvres pour ne pas qu’ils se rendent compte de la situation. En première classe c’est un joyeux bordel où personnel gay, politiciens, artistes et hommes d’affaires se bourrent la gueule, dansent et baisent.
Que nous dit Pedro, que la crise ne dure qu’un temps, que l’atterrissage, même s’il est un peu chaotique, aura lieu, et qu’au final, la meilleure solution pour oublier cette situation, c’est de se sucer la b.ite. C’est un peu court.
Et il nous le dit en revenant, en tout cas en essayant de revenir, à ses comédies dans la vague de la Movida de début de carrière. Mais le film ne possède pas le caractère baisé (justement), bordélique, brut, de ces films-là. Ici on est dans un bordel sage, calculé, à l’outrance mesurée et contrôlée. Du coup ça ne peut pas être drôle, ça ne peut pas surprendre. Tout est mécanique, lisse, il y a bien quelques secondes de cinéma et de lignes de dialogues à droite à gauche, mais la globalité du film c’est du théâtre filmé, sans saveur, lourd et très laborieux. Pedro semble avoir peur de l’effet huis clos. Alors il insère dans le récit des passages à l’extérieur, une première scène au luxe inutile entre Banderas et Penelope Cruz, et puis une longue séquence totalement sans intérêt sur une relation de l’un des passagers.
C’est difficile de revenir à des gestes simples après une longue série de mélodrames denses, là ça ne fonctionne pas. Ce n’est pas honteux pour autant car c’est un exercice récréatif sans prétention, mais c’est raté et totalement anecdotique.
Teklow13
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le 26 mars 2013

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Teklow13

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