Les Aristochats
7.2
Les Aristochats

Long-métrage d'animation de Wolfgang Reitherman (1970)

Connards Hautains et Amorphes Totallement Sadiques.

Les chats sont des cons doublés d'enculés. Je ne vous apprend rien, c'est une loi de la nature. Parfaitement inutiles à notre écosystème, pantouflards, hautains, infoutu capables de se bouger le cul pour acheter leur immonde boîte de Canaillou (y a vraiment qu'un chat pour bouffer cette merde) et, il est tant de le crier à la face du monde, d'un sadisme à faire pâlir un raptor. Et pourtant, on leur pardonne tout. Certains audacieux vont même jusqu'à les aimer. Pourquoi ? Parce que des conneries comme "Les Aristochats" ou "Les aventures de Chatran" nous ont endormi l'esprit, nous ont persuadé que le chat était "mignon", était "kawai".

Tourné à une époque où le studio aux grandes oreilles n'a plus franchement les moyens de taper dans le gigantisme d'une "Belle au bois dormant", préférant jouer l'économie en optant pour un trait européen plus crayonné, "Les Aristochats" nous présente la pire espèce de félins existant sur cette fichue planète: le chat d'intérieur. On suit donc les "mésaventures" d'une bourgeoise à poils et de ses trois chiards pourris gâtés, pourchassés qu'ils sont par un majordome parfaitement dans son droit de réclamer l'héritage d'une vielle bique lui préférant ces saloperies miauleuses.

Road-movie dans le Paris bohème de la grande époque, "Les Aristochats" parvient à compenser la maigreur et le conformisme gerbant de son scénario par une animation tirant le maximum de son style plus épuré, par un sens du gag visuel indéniable, par des seconds rôles attachants (big up pour Scat Cat) et surtout par une ambiance jazzy du meilleur effet.

Délicieusement coquin une fois vu au second degré (l'oncle Waldo, il se les tape les jumelles oies, on est d'accord ?), plus sombre qu'il n'y parait (on parle quand même d'un meurtre prémédité, chats ou pas chats) et musicalement au top, "Les Aristochats" n'est certainement pas un grand Disney mais fait le boulot et me conforte dans l'idée que ces connards à quatre pattes ont bien mérité leur humiliation quotidienne sur le web.

Créée

le 23 août 2014

Modifiée

le 23 août 2014

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Gand-Alf

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