Très mitigé sur ce polar de deuxième partie de soirée. D'abord c'est un téléfilm qui se donne des airs de film de cinema. Il y a pas pire, donc. A l'évidence, quelque peu prudent avant de voir cette oeuvre, je lis ensuite la critique de ce saint des saints bourgeois-bohême: mauvaise, très mauvaise. Il s'agirait d'un nanar total et de plus, il y a Christophe Lambert dedans; celui-ci étant connu pour être un has-been et pour ne plus tourner que dans des navetons de série Z.
Moi j'ai toujours respecté Christophe Lambert, car étant un jeune ado j'avais pu mater "Highlander" et j'avais trouvé ça très bon. Et puis il faut quand même du talent pour étonner un ado. D'ailleurs c'est tout à fait vrai, ce film fantastique se défend très bien encore maintenant (et surtout à coté de tant de ces daubes pédantes) du moment qu'on est prêt à croire. Certains croient bien du porno en y laissant plein de $, moi je crois les longs-métrages cultes réussis et surtout quand ils ont une BO époustouflante composée par Queen.
Ensuite Lambert a dans sa filmo "Greystoke", et finalement dans le genre brousse belge; ça se défend aussi si vous le regardez sans à priori. Je confirme.
Donc je visionne ce chef d'oeuvre policier dans le calme et j'ai découvert un plutôt bon huis-clos sans trop d'énormes tares révélées. Les acteurs jouent sans génie mais tous les rôles sont crédibles et bien distribués. Il y a ça et là des pertes de tension, bien sûr, - surtout les conflits entre Kaminsky et Molina qui ne sont pas bien développés - mais globalement l'ensemble est assez réaliste et convenablement traité.
Pourquoi Télérama s'acharne en bavant sur des films de genre acceptables ? Pour soigner leurs "fils de" et leurs grappes d'hémorroïdes qui pourrissent la production avec leurs nanars nombrilistes, pleurnichards, et concernés ? Ou alors pour privilégier les oeuvres U.S qui n'ont de toute façon aucunement besoin d'eux pour se défendre ?
Je passe sur les nombreux articles de ce torche-fesses consacrés à ses séries totalement nazes et dignes de la pire des ringardises pailletées. Je passe sur Vincent Dindon et sur ces autres Marcel Proust du XVIème surpayés voire surestimés qu'on ne révère que trop...
Pour l'instant.