Drôle de film que ces Aventuriers du désert. Sur le papier, un trésor dans le désert, une équipe d'aventuriers à sa recherche, une ambiance western (présence de Randolph Scott oblige). Sur la pellicule, on se retrouve dans le Mexique des années 1940, des mecs qui jouent au poker à l'arrière d'une salle, un détective privé qui cherche un homme (un vrai film noir...) puis une conversation qui fait comprendre à tous ces gens qu'un trésor est à portée de main. On monte une expédition en deux temps, trois mouvements, et c'est parti pour l'aventure.
En dépit de sa courte durée, de ses enjeux (ils ne sont pas tous de bons gars dans l'expédition), de sa tension psychologique, de sa romance (eh oui, une femme se joint à l'aventure évidemment) et de sa toute dernière partie avec une belle tempête de sable et une baston à coups de pelle, l'ensemble demeure mou du genou et peu convaincant.
John Sturges se concentre sur un huis-clos à ciel ouvert guère passionnant, très bavard où les mystères des uns et des autres manquent d'épaisseur et, au final, d'intérêt. Le futur réalisateur des Sept mercenaires ne maîtrise pas encore son art et on voit mal où il veut vraiment en venir. C'est dommage car le pitch était prometteur. Sûrement aurait-il été préférable d'être moins ambitieux sur la psychologie des personnages et davantage tourné sur le côté série B de cette entreprise.