Est-il nécessaire de présenter encore les men in black les plus célèbres du cinéma ? Même les nouvelles générations connaissent les frères Jake et Elwood Blues ; ils sont en mission pour le Seigneur et se lancent dans une action humanitaire pour sauver leur orphelinat. Mais comme ils s'y prennent mal, ils ont un tas de poursuivants au cul, même une ancienne petite amie (excellente Carrie Fisher) qui cherche à se venger...
John Landis aligne une bande-son accordée au rythme d'enfer du film (notamment le célèbrissime blues "Peter Gunn Theme") , avec des guest-stars musicales de poids comme le légendaire Cab Calloway et sa "Minnie the moocher", Aretha Franklin et son incontournable "Think", Ray Charles ou James Brown... Landis soigne des chorégraphies au cordeau, enchaîne les dialogues irrésistibles, les gags énormes et les tribulations excentriques de ses 2 abrutis sympathiques, en multipliant les scènes d'anthologie (la scène dans la vieille Dodge au début, la scène du restaurant, la scène du bar country, la scène de casse du centre commercial...) et surtout en réglant des séquences de poursuites inoubliables aux cascades délirantes, tel le carambolage des voitures de flics dans Chicago... Un des grands moments est le "Everybody needs somebody to love" punchy scandé par le Blues Brothers Band et les 2 frangins, sans oublier l'étonnant "Rawhide" du bar country ou le final avec la reprise de "Jailhouse Rock" dans le pénitencier.
Landis bénéficie aussi de cameos sympas de ses potes qui ne se rendent pas compte encore qu'ils participent à un film spécial (Frank Oz en gardien de prison, Spielberg en receveur des impots...) et rameute tout un tas d'acteurs marrants pour des petits rôles (John Candy en chef de la police, Henry Gibson en chef de néo-nazis, Twiggy en belle inconnue, Charles Napier en leader des Good Ol'Boys, Kathleen Freeman en sister Mary....).
Toute cette énergie euphorisante et cet aspect excessif ont fortement marqué durant les années 80, hissant ce film culte au rang de chef-d'oeuvre qui 37 ans après dégage toujours autant de joie indescriptible, de bonne humeur et de plaisir pur, ça devrait même être reconnu d'utilité publique. A voir sans restriction !

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le 8 juin 2017

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Ugly

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