J'aime bien écrire des critiques sur les films que j'ai vus dans l'avion. Un moment un peu particulier, on est seuls, coupés du monde, des centaines de kilomètres au dessus du sol, en tête à tête avec son petit écran. Je demande donc un thé à l'hôtesse et je me lance dans l'un des rares films français proposés par la compagnie : Les Chaises Musicales. Jamais entendu parler.
L'histoire commence, oups, j'espère que ça va pas sonner trop faux, et qu'Isabelle Carré ne va pas être trop nunuche. En fait si, ça sonne faux, mais ça semble très assumé, alors ça marche. C'est pas très réaliste, mais c'est un joli conte et si l'on se laisse emporter un petit peu, ça fonctionne assez bien.
C'est frais, c'est doux, et sans prétentions.
J'aime les films qui apportent un peu de tendresse, et ce n'est pas évident. Il faut qu'elle vous surprenne la tendresse, qu'elle vous cueille gentiment, sinon si on la voit venir à des kilomètres, et alors elle insupporte, elle étouffe, elle touche à côté.
"J'aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer"
C'est pas le film du siècle, mais à ce moment précis, en le regardant, je me suis sentie bien. C'est quand même fort le cinéma.