7
le 7 déc. 2011
SuivreCheyenne Ford ever
J'ai la chance d'avoir pas trop loin de chez moi la "Maison de la Culture" de la ville de Namur (une petite ville belge) qui chaque année propose une programmation de Classiques du cinéma (pellicules...
Cheyenne Autumn est le dernier western tourné par John Ford, celui dans lequel il dit adieu à ses amis navajos avec qui il a tourné de nombreux films et à la Monument Valley dont la caméra a si amoureusement capturé les paysages durant des années. Un dernier film dans lequel il choisit de rendre hommage aux indiens et de montrer l’injustice et la violence dont ils ont été les victimes à travers un fait historique dont il s’inspire librement : celui de la longue marche de 300 cheyennes qui bravèrent la cavalerie en quittant leur réserve de l’Oklahoma pour rejoindre la terre de leurs ancêtres dans le Wyoming.
Un film dans lequel on retrouve la maîtrise de John Ford pour les cadrages, les plans magnifiques dans lesquels une longue cohorte d’indiens constituée de quelques guerriers mais aussi de femmes et d’enfants se déplacent lentement et dignement à travers des paysages sublimes et désertiques. Cette poignée d’indiens déclenche une peur irrationnelle à travers l’Amérique. Il suffit de dire le mot : « cheyenne », de titrer et raconter n’importe quoi dans les journaux pour provoquer une panique généralisée. Ils sont pourtant bien inoffensifs par leur petit nombre, et ils doivent faire face à des moyens démesurés déployés contre eux.
Si le thème mérite d’être souligné et salué, si la beauté visuelle est toujours au rendez-vous, ce western m’a pourtant moins touchée que d’autres westerns de Ford. En particulier parce que le rythme est mou ; parce que je n’ai pas réussi à m’attacher à des personnages en particulier et enfin parce que l’humour qu’on trouve habituellement dans les films de Ford fonctionne ici moins bien. Il est présent essentiellement durant la séquence de Dodge City avec le personnage de Wyatt Earp, son acolyte Doc Hollyday et une certaine Madame Plantagenet. Mais c’est un humour lourd qui fait flop.
Dernier western de Ford, avant-dernier film de sa filmographie qui a commencé à l’ère du muet. Ford a réalisé environ 140 films et reçu 4 oscars, il est toujours le seul à ce jour. Un réalisateur qui aura participé à construire la légende de l’Amérique avant de travailler à la déconstruire les dernières années. Un réalisateur qui est à lui seul une légende !
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les amérindiens, FIGURES LEGENDAIRES DANS LES WESTERNS, Mes westerns, Filmographie de JOHN FORD le réalisateur aux 4 oscars et Les meilleurs films de 1964
Créée
le 8 sept. 2022
Critique lue 499 fois
7
le 7 déc. 2011
SuivreJ'ai la chance d'avoir pas trop loin de chez moi la "Maison de la Culture" de la ville de Namur (une petite ville belge) qui chaque année propose une programmation de Classiques du cinéma (pellicules...
5
le 28 nov. 2011
SuivreLassés de promesses non tenues et ne désirant pas finir leurs jours dans un désert, des Cheyennes entament une longue marche de retour vers leurs terres. Dernier western de Ford, son énergie d'antan...
6
le 14 sept. 2016
SuivreAvant-dernier film de John Ford, ce western est considéré par beaucoup de critiques comme un de ses meilleurs ; je serai plus nuancé là-dessus. Le film est certes le beau testament cinématographique...
9
le 26 déc. 2022
SuivreJ’attendais impatiemment ce Pinocchio : d’une part la version de Disney est l’une des réalisations du studio que j’aime le moins en raison du côté très moralisateur de l’histoire, d’autre part je...
9
le 30 juin 2024
SuivreLe Comte de Monte Cristo est une histoire intemporelle et universelle qui traverse les âges sans rien perdre de sa force. Cette histoire d’Alexandre Dumas a déjà été portée plusieurs fois à l'écran...
10
le 23 avr. 2022
SuivreChaplin a été très vite conscient du danger représenté par Hitler et l’idéologie nazie. Il a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. Il commence à travailler sur le film dès 1937. Durant...