Nous sommes plongé après la deuxième guerre mondiale en France rurale . Un musicien ne trouvant pas de travail se voit proposer un poste de surveillant dans internat de campagne. Cet internat de garçons appelé “le fond de l’étang “est un établissement où règne la fermeté, la brutalité et les punitions au cachot. Le “pion” Monsieur Mathieu va essayer de dompter par le chant ses élèves plus que turbulents . Dans ces murs va naître le plaisir de chanter pour toute un classe et de cet atmosphère pesante va émerger un phénomène en chant, que Monsieur Mathieu va guider non sans mal vers sa voie de sortie.
J’ai adoré cette ambiance d’après guerre où la France profonde avait un sérieux problème d’humanité avec son éducation . Des enfants touchants, d’une justesse dans leurs jeux de rôle. L’ambiance autour de la musique est réchauffante et les relations entre élèves et encadrants se détendent. Une ambiance où règne après coups le respect et la reconnaissance. Merci Monsieur Barattier pour ce long métrage empreint d’une humanité touchante et rassurante. Ce film nous montre qu’un enfant ne naît pas foncièrement mauvais mais de part les attitudes de ceux qui l’entourent , il redonne en général ce qu’il a reçu.
Gérard Jugnot ( Clément Mathieu)nous dessert un pion dépassé par l’ampleur de la tâche mais qui va savoir capter son monde par son humanité et par le chant. Pour moi
une très bonne prestation.
François Berleand ( Rachin) nous campe un directeur désagréable à souhait. Un homme froid et ambitieux que l’on aime détester.
Le petit Jean Baptiste Maunier est impressionnant pour son premier rôle . La personnalité de Maurange, “mi ange mi démon “, dans ce monde de brutes est plus que maîtrisée.
Les détracteurs diront que ce film penche vers l’eau de rose ou la mièvrerie. Qu’il y’a un gros manque d’originalité et de Mais malgré quelques petits défauts nous passons un vrai moment de cinéma pour tous publics.
Avoir et à revoir sans problème
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Présent dans cinémathèque perso.
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Vu en salle