La cage aux oubliés
Après avoir découvert la cage aux rossignols, le film qui a fortement inspiré celui-ci, il était évident qu'il me fallait revoir les choristes, histoire de me refaire une idée sur un film qui m'avait fortement marqué. À l'époque, je ne savais pas que c'était une adaptation d'un film déjà existant, il est donc temps, a posteriori, de faire une petite étude comparée entre les deux propositions.
Et comme je l'ai déjà dit dans ma critique sur la cage aux rossignols, ces deux films sont la preuve vivante que les films d'origine ne sont pas forcément meilleurs que les remakes et que, parfois, donner un peu de sang neuf à une histoire peut lui faire beaucoup de bien. Clairement, les choristes a bonifié l'histoire d'origine ; déjà, parce qu'on a coupé les 20 minutes d'introduction qui ne servait pas à grand-chose pour débuter directement à l'arrivée de Clément Mathieu au centre et, ensuite, parce que le rythme est globalement meilleur. Les ajouts de Christophe Barratier au scénario apportent pas mal de choses, notamment Pépinot qui ajoute un côté attachant et le fait de donner le futur de Morhange. Les personnages sont un peu plus développés, leurs motivations sont plus claires et on profite d'un meilleur jeu d'acteur. Quelques points sont, malgré tout, un peu ratés comme certains plans sur le visuel (par exemple, la vue de la fenêtre dans le bureau du directeur après l'incendie) ou quelques points de scénario (le fait que Morhange ne se souvienne pas de Clément Mathieu au début, alors qu'il a fortement influencé sa vie.). Malgré tout, le résultat est plus que positif et le revoir est un plaisir, même plus de vingt ans après.
Avec ses plus de huit millions d'entrées, le film sera un gros succès critique et recueillera de nombreuses récompenses, dont deux césars (meilleure musique et meilleur son) et une nomination aux Oscars pour le meilleur film étranger. Les choristes reste un excellent film, très agréable à voir et que je vous recommande chaudement.