J'avais beaucoup aimé Pitch Black en 2000, une série B sévèrement burnée qui jouait habilement avec les limites de son budget pour susciter la peur un peu comme un certain Alien en son temps. Et il faut dire que David Twohy a pris des risques avec ce second opus en s'orientant vers le Space Opera plutôt que vers l'Horreur/SF comme son grand frère mais le jeu en valait-il la chandelle ? Ma réponse sera sans équivoque, oui David Twohy avait fait le bon choix en élargissant l'univers de Riddick le Furien nyctalope (Non, ça n'est toujours pas une insulte), on en apprenait beaucoup plus sur son Lore au travers d'une quête riche en rebondissements le mettant aux prises avec les Necromongers et lui permettant de retrouver deux anciennes connaissances de Pitch Black, à savoir Imam et Jack/Kyra. David Twohy offrait au spectateur fan de Riddick un beau cadeau avec un film qui n'avait rien à envier à Star Wars et Star Trek en terme de puissance épique et de fascination propre au Space Opera, le récit se révélait varié, intense et proposait des idées intéressantes comme la savoureuse fuite d'UV-6, la traque étouffante d'Hellion Prime, l'évasion haletante de Crématoria et l'affrontement final digne d'un véritable Péplum. Les Chroniques de Riddick avaient donc finalement su renouveler l'univers du Furien grâce à un scénario inventif, une mise en scène habile, des effets spéciaux soignés, une esthétique Néo Baroque du plus bel effet et des acteurs impliqués, Vin Diesel en tête toujours aussi à l'aise dans son personnage d'antihéros fétiche. À ne surtout pas rater.