Il me fallait attendre le mois de décembre pour découvrir ma surprise cinéma de l’année. Après Dragons qui récolte la même note, Rise of the Gardians prouve que Dreamworks peut très aisément faire de l’ombre au géant Pixar qui depuis son mariage avec Disney m’a en plus carrément déçue.

Inutile de dire que j’ai branché mon cerveau en mode « j’ai six ans » dès les premières minutes, avec un sourire béat collé au visage tout le long du film. Je répète « tout le long du film ». Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas autant ri et pleuré devant la même oeuvre, me demandant si je ne rêvais pas. Cela peut sembler totalement exagéré et pourtant c’est ce que j’ai ressenti devant les aventures magiques et fabuleuses de North, Tooth, Bunny, Sandy, Jack et les autres.

La premières demi-heure est tout bonnement hallucinante de perfection visuelle, de rythme, d’humour, d’action et de poésie. Les personnages légendaires, telles que la fée des dents (que nous connaissons plutôt sous forme de souris chez nous) ou le lapin de Pâques prennent une dimension toute nouvelle. Et que dire du Père Noël en géant russe tatoué ! Brillant ! La refonte de ces mythes leur confère un attrait différent emprunt d’univers foisonnants. Et les grands classiques tels que le traîneau de North, les lutins ou encore le pouvoir enchanteur du marchand de sable, sont revisités avec une puissance jouissive portée à son maximum.

Comme Dragons, Rise of the Gardians, ne sombre jamais dans le mielleux dégoulinant, ce qui est un exploit lorsque l’on évoque un sujet pareil. Il émeut (pour ma part beaucoup) mais parvient à prendre à revers toute incursion dans le mièvre par un humour désopilant. Et même si à la fin, les enfants sont assez présents, cela ne change rien. Au final, même eux sont super cool. Mon seul regret sera pour Pitch Black pour lequel j’aurais vu une fin différente, plus dans l’esprit du film. C’est un peu dommage.

Voici donc encore un film merveilleux sur l’Enfance et son incroyable pouvoir, qui donne envie d’avoir six ans à nouveau et de croire très fort en des personnages extraordinaires. Je suis une cartésienne indécrottable mais sincèrement, si un jour je glisse sur une plaque de verglas, au lieu de pester, je me dirai simplement que Jack Frost est un sacré farceur.

PS : A voir en VO !
Before-Sunrise
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le 10 déc. 2012

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Before-Sunrise

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