Tourné entre "La cigogne en papier" , "Oyuki la vierge" et "L'Elégie de Naniwa", "Les coquelicots" est loin d'atteindre les sommets de lyrisme des films précités. Il n'en reste pas moins un joli film bourgeois sur les amours contrariés dans lequel la femme souffre encore et toujours mais où l'homme est loin d'être mauvais. On est plus proche ici de Naruse ou de Ozu que de Mizoguchi.
Le côté mélodramatique est un peu trop accentué par moments mais le finale est de toute beauté.
Par contre ce film qui figure sur le même DVD que Oyuki revisionné pour l'occasion (et sur lequel j'ai écrit hier) est une publication indigne d'une maison d'édition sérieuse.
Carlotta se fiche complètement du client en publiant un coffret (l'autre dvd "La Cigogne de papier" propose une copie nettement supérieure) dont la moitié est à la limite du visible.
Si Oyuki et La Cigogne emportent malgré tout l'adhésion tellement la qualité de la mise en scène est exceptionnelle, ici cela devient un gâchis. Un non respect pour le client et pour l'immense cinéaste qu'est Mizoguchi.