Un Toto :-) de Steno :-/ sans Monicelli :-/ :-/ avec Walter Pidgeon (?). Autant finir Noël sur quelques sourires latins entre 2 nanarderies.
Fantasmé d'une possibilité invraisemblable de la 2 GM, à savoir que des Anglais résistent des années à des italiens au fin fond de la Grèce (pdt que les Allemands dansent le Sirtaki, sans doute).
Tour à tour, ils prennent et reprennent un village (30 fois !) et donc au fur et à mesure de l'occupation/libération les habitants sympathisent à divers degrés avec les belligérants.
Ca déménage tranquillement lorsque les autres attaquent et réciproquement donc ça fait O'Timmins vs O'Hara sans morts, ni blessés.
Ca démarre fort dans le délire :-)
On se concentre plus particulièrement sur les troupes italiennes (forcément) commandées par Toto en mode chef incompétent et irascible.
Les Anglais sont commandés par Walter Pidgeon, flegmatique, qui nous montre ses talents de baryton (son premier métier, il a de beaux restes).
Ils se partagent (sans le savoir et en y croyant) la même jolie maitresse, Scilla Gabel, surnommée (méchamment) la "Sophia Loren du pauvre"...
Ben, sans spoiler, ça met un peu de temps à s'installer donc ne fuyez pas, peu à peu cela se dvt et les personnages s'épaississent au gré des allers-retours.
On quitte, peu à peu, la galéjade militaire pour entrer dans des événements politiques majeurs (la chute du fascisme et ses conséquences) qui font rebondir le truc sur un sujet encore très sensible en 60 et font de cette comédie "italienne" un agréable moment moins Ennnnorme qu'attendu, vu le début, et donc plus persistant.
Ficelé par un Dino Risi ou un Monicelli ou un Comencini...cela aurait pu être une vraie "Comédie italienne" et donc un truc du niveau de la "Marche sur Rome", "La Grande Guerre" ou "La Grande Pagaille" et autres.
D'où un regret presque snob au final, mais malgré tout c'est un bon Steno donc à voir quand même pour les fans du genre et de l'époque :-)