8
le 14 déc. 2014
SuivreL'aube de la liberté
Alors que sa riche carrière couronnée de plusieurs succès commence à prendre fin, Cecil B. DeMille signe comme dernier film achevé une nouvelle version de l'histoire des 10 commandements qu'il avait...
Oui je l’avoue ! La femme superficielle en moi remonte à la surface dès qu’on parle des beaux mâles du cinéma ! Franchement je vais vous dire, je commence par parler de ça parce que c’est la première chose qui m’a frappé dans ce film : Damn ! Il porte bien l’égyptien Yul Brynner ! (j’aime bien la tête qu’il fait, genre ‘come on Moïse, fais pas le con, ce sera moi le Pharaon, t’as vu comme je suis beau gosse !’) Deux minutes plus tard entre Charlton et j’étais déjà bien investie dans l’histoire… Hum bref.
Tout ça pour dire d’une manière maladroite que j’ai bien accroché à la dynamique entre les personnages, ils m’ont bien vendu leur histoire biblique. Le quatuor formé par Ramsès/Séthi/Néfertari/Moïse a un petit côté shakespearien qui m’a plu. Je dirais même plus, qu’ils ont réussi à me rendre sympathique des tyrans pharaoniques qui ordonnent des meurtres d’enfants. Je ne sais pas si c’était voulu. Peut-être un effet d’hypnose dû aux pecs de Yul. Non mais plus sérieusement, même le triangle amoureux m’a intéressé c’est dire ! Ah !
Et puis bon après ça se gâte, Moïse est chassé et il revient déguisé en vieux berger. Pourquoi Seigneur ! On peut être sexy et libérer ton peuple non ? (Petite question tout de même : Quand il revient et exige de Ramsès que les Hébreux soit libérés, pourquoi est-ce que Ramsès ne le fait pas tuer? Je ne sais pas, après le coup des eaux transformées en sang, je me serais inquiété à sa place non? Incohérence biblique moi je dis). Mais bon, on a toujours nos dynamiques tragiques et théâtrales du coup ça continue de me plaire. La pauvre Néfertari se fait rejeter comme du poisson pourri avec une Anne Baxter qui en fait toujours des caisses : j’achète.
L’heure de la liberté est venue, et du coup pour moi, l’heure la moins intéressante du film. Certes, on a droit à la belle scène de la mer rouge, le peuple est content, c’est la fiesta. Mais je dois dire que le film s’éternise sur les questions religieuses. Le coup de « Je deviens païen dès que Moïse a le dos tourné et comme punition on a traîné 40 ans dans le désert pour être purifiés mais maintenant on vit sous la loi de Dieu et pas sous le joug d’un tyran youpiii » c’était un peu lourd, mais bon, je présume que c’est dans la Bible, hein.
A noter que la petite intro de DeMille au début m’a fait un peu rire. Franchement, faire le choix de la loi Divine ou de la loi d’un dictateur? Et pourquoi pas la loi tout court peut-être, non ?
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de plus de trois heures et Thèse antithèse synthèse de 2016
Créée
le 22 oct. 2016
Critique lue 1.3K fois
8
le 14 déc. 2014
SuivreAlors que sa riche carrière couronnée de plusieurs succès commence à prendre fin, Cecil B. DeMille signe comme dernier film achevé une nouvelle version de l'histoire des 10 commandements qu'il avait...
9
le 2 oct. 2016
SuivreTout d'abord, une petite précision : les Dix commandements n'est pas à proprement parler un péplum, on le classe dans cette catégorie par facilité, mais c'est une fresque biblique, sous-genre...
9
le 16 avr. 2020
Suivrele 30 mars 2024
Film biblique par définition, "Les dix commandements" illustre le livre de l'Exode de la Bible. A l'heure où, à travers le Monde, de nombreux pays célèbrent Pâques dans un contexte particulier et...
7
le 22 nov. 2015
SuivreCe qui est amusant, et surtout triste, en ces temps de renaissance des questionnements féministes, c’est de voir les journalistes demander aux actrices si elles le sont, féministes. Peut-être que je...
8
le 25 nov. 2012
Suivrele 26 nov. 2012
Histoire véridique de Johann Struensee, médecin et ami du roi fou Christian VII de Danemark, qui deviendra l’amant de la reine Caroline Mathilde et usera de son influence peu à peu grandissante pour...
10
le 21 févr. 2011
Suivrele 25 juin 2013
J’ai décidé de réécrire cette critique parce que, rédigée il y a longtemps, je trouve qu’elle ne reflétait pas vraiment la raison de mon amour pour ce film. Quand je repense à Indiscrétions, ce qui...