Si Valeria Bruni-Tedeschi est une très bonne comédienne, c'est une cinéaste horrible, méprisable, pas tant sur la forme que sur le fond, tant elle expose sans aucune pudeur ses atermoiements personnels, bon, ça, pas de problème, d'autres le font très bien, mais dans le milieu dans lequel elle évolue, une aristocratie fin de race à gerber, qui traite les domestiques comme des débiles mentaux, et qui va exposer ses peines de coeur dans des villas de bord de mer avec un cabotinage qui donne envie de distribuer des taloches. On peut soit en rire soit en pleurer, en fonction de son état d'esprit. Devant Les Estivants, film où elle expose de manière à peine masquée sa rupture d'avec Louis Garrel, qui l'a quittée pour Laetitia Casta, on hésite tout du long entre les deux sentiments. Sauf quand Arditi endosse le rôle de Sarkozy (à peine déguisé en grand industriel), là, on pouffe.